Zoom sur les cycles du sommeil chez l’adulte

Notre vie nocturne est source de mystère et d’études depuis toujours. Les avancées de la science ont permis de lever le jour sur notre activité cérébrale pendant la nuit. Cela nous permet notamment de savoir quel rituel respecter pour bien dormir. Alors, comment se présentent les différentes phases du sommeil chez l’adulte ? Quelle conclusion pouvons-nous en tirer pour passer une nuit réparatrice ?

Les différentes phases de sommeil

Le sommeil se compose de quatre à six cycles : chacun des différents stades de sommeil dure environ 90 minutes, au cours desquelles notre cerveau endormi connaît des variations d’activité notables. En effet, les cycles de sommeil chez l’adulte se composent de trois phases : le sommeil léger, le sommeil lent profond et le sommeil paradoxal.

Le sommeil lent léger

Le sommeil lent léger correspond à notre phase d’endormissement : c’est au cours de cette période que l’on ressent parfois l’impression de tomber dans le vide. Il s’agit en réalité de nos muscles qui se relâchent au moment de s’endormir. 

Pendant cette phase de sommeil, qui dure 50% de notre nuit complète, il est important de se trouver dans des conditions favorables à l’endormissement : faible luminosité, environnement sonore calme, température ambiante entre 18 et 20°C, linge de lit adapté à la saison. Toutes les conditions doivent être réunies pour que le sommeil réparateur soit au rendez-vous durant la nuit.

Le sommeil lent profond 

Ce stade est celui du sommeil profond qui suit la première phase de sommeil lent léger. C’est le moment ou l’on dort profondément, ce qui se manifeste par un ralentissement physiologique caractérisé par : 

  • l’atonie du corps : il est immobile ;
  • le ralentissement du rythme cardiaque et de la respiration ;
  • l’hyposensibilité du cerveau aux stimulations extérieures : les bruits et les sons ne nous dérangent plus.

C’est pendant cette phase que nous récupérons le mieux de notre fatigue diurne. L’organisme recharge ses batteries. Cependant, elle ne représente que 20 à 25 % de notre temps de sommeil global.

Le sommeil paradoxal

La période de sommeil paradoxal est celle au cours de laquelle nous rêvons. Elle combine le manque de tonus musculaire du sommeil très profond et, par ailleurs, les signes propres aux périodes d’éveils comme les mouvements oculaires rapides et l’activité cérébrale intense.

Les représentations oniriques qui apparaissent pendant le sommeil paradoxal sont très intenses et mémorisables par le dormeur. La durée du sommeil paradoxal va croissant au cours de la nuit et représente 20 % du sommeil global, en moyenne.

Comment éviter le manque de sommeil ?

La conclusion que l’on peut tirer de cette définition des cycles du sommeil chez l’adulte est tout d’abord que l’environnement dans lequel se trouve le dormeur est important pour son endormissement et pour bien dormir. Ces conditions peuvent influer sur les troubles du sommeil pouvant aller d’un simple sommeil agité à des cauchemars et terreurs nocturnes, en passant par des insomnies.

De plus, il est vivement recommandé, lorsque cela est permis par votre activité professionnelle et vos impératifs personnels, de programmer votre réveil en faisant en sorte de respecter la durée 90 minutes des cycles du sommeil afin qu’aucun d’eux ne soit interrompu.

Ce n’est pas, comme on pourrait le penser, la durée de votre nuit qui conditionne notre repos mais davantage, la possibilité pour notre corps de se réveiller en douceur à la fin d’un cycle de sommeil.